Prix Osez Carole Laigneau

Une ambitieuse dans la cour des grands

« Génie climatique, chauffagiste, électrotechnique, conseil technique, pilotage de chantier »… Autant de termes qui évoquent un univers professionnel masculin et pointu. Ce monde est celui de Carole Laigneau, 36 ans. D’une voix assurée, une allure de jeune fille et un caractère bien trempé Carole combine détermination et ambition. Forte de son diplôme d’ingénieur obtenu à l’université de Middlesex à Londres, d’une expérience comme conseil technique et pilotage de chantier en auto-entrepreneure pendant deux ans, elle a monté une SARL en 2014. Elle a su se faire une place dans le vaste monde du BTP. Avec CVC Project, sa société de travaux spécialisée en Génie Climatique (chauffage, ventilation, climatisation, froids, fluides techniques), elle a de grands projets. Son prix est à la hauteur de son audace !

D’où vous est venue l’idée de créer CVC-Project ?
J’ai constaté qu’il y avait deux types d’offres dans le secteur du génie climatique : d’un coté les grands groupes qui dominent les marchés en se partageant les contrats de plusieurs millions d’euros tout en les re-distribuant à des sous-traitants. De l’autre, outre quelques grosses PME familiales spécialisées dans le domaine, on trouve des artisans qui font essentiellement des petits marchés auprès des particuliers et qui ont souvent du mal à joindre les deux bouts. J’ai voulu proposer un mixte : l’expertise technique, l’innovation et les connaissances pointues des grands-groupes alliés à la proximité avec le client, comme l’artisan par exemple.

Pourquoi avoir candidaté au Challenge Ambition’elles ? Que vous procure ce prix ?
Depuis la création de ma société et les premières années d’activité, je n’ai pas été accompagnée. J’ai récemment souhaité intégrer un réseau afin de pouvoir échanger et trouver des informations liées à la gestion d’une entreprise. Une amie m’a parlé du concours challenge « Ambition’elles ». J’ai candidaté !
Je ressens un fort sentiment de reconnaissance. Je me sentais isolée à me battre tous les jours pour que mon projet avance, trouver des clients et des financements, former des futurs collaborateurs. J’avais besoin que quelqu’un me dise que j’étais sur la bonne voie. J’ai pu constater que d’autres ont le même cheminement qui passe par les doutes, les joies, la fatigue. J’avais aussi besoin d’un regard extérieur sur mon entreprise pour mieux la structurer, pour me poser les bonnes questions et continuer à avancer. Le concours m’a donné de la crédibilité. Lorsqu’un jury prestigieux vous fait confiance, cela change le regard des gens !

Que signifie pour vous, être membre du réseau Action’elles ?
J’y trouve de la bienveillance, (un peu comme dans une famille) et de l’énergie positive contagieuse. Action’elles permet de recharger ses batteries, trouver des conseils, résoudre des problématiques, gagner du temps, rencontrer les bonnes personnes, échanger avec des femmes qui sont passées par là et peuvent vous guider. Je le recommande à toute porteuse de projet et dirigeante !.

Quels sont vos prochains challenges?

Je veux continuer à doubler mon C.A chaque année, créer plus d’emplois durables, former et accompagner davantage de jeunes issus des quartiers. Mon autre rêve est l’export. J’ai envie de créer une filiale au Mozambique : il y a tellement à faire et une jeunesse à former aux énergies renouvelables. « Africa is the future », j’en suis convaincue.

Pour en savoir plus : www.cvcproject.com

Propos recueillis par Isabelle Perriquet-Sadoux, conception rédaction, janvier 2017.www.istea-redaction.com